5 points à savoir sur Goma, la ville touristique de la RDC

Goma est situé entre les mille collines à l’Est (Rwanda) et le Nyiragongo au Nord dans le parc de Virunga, célèbre dans le tourisme avec ses gorilles et au sud le lac Kivu.

5 points à savoir sur Goma, la ville touristique de la RDC
rond-point Signers, centre ville de Goma

Hormis la beauté des mille collines à l’Est (Rwanda) et le Nyiragongo au Nord dans le parc de Virunga, célèbre dans le tourisme avec ses gorilles, voici les 5 points à savoir sur Goma :

1. Histoire et Géographie

La ville doit son nom au volcan éteint autour duquel elle s'est installée, le mont Goma, qui lui-même doit son nom au mot swahili « Ngoma » qui signifie « tambour », dénomination due à sa forme et, peut-être, à la résonance particulière des lieux. Le cratère du mont Goma, envahi par les eaux du lac Kivu avec lequel il communique, abrite le port de la ville fréquenté quasi exclusivement par la navette, fret/passagers, Goma/Bukavu.

Ville frontalière, elle côtoie Gisenyi, à l'est, petite ville rwandaise aux plages de mica blanc étonnement scintillantes. Située à environ 1 500 mètres d'altitude dans la vallée du Rift, Goma est le chef-lieu de la province du Nord-Kivu. La ville touristique s'étend sur la rive nord du lac Kivu, bâtie sur d'anciennes coulées de lave issues de la chaîne volcanique de Virunga, et principalement sur celles du volcan Nyiragongo qui la domine de près de 2 000 mètres à 20 km plus au nord.

C'est en 1894 que l’explorateur Gustav Adolf von Götzen suivait les traces d’un missionnaire en provenance de la côte orientale d’Afrique. Pendant qu’il se rendait au Rwanda, il découvre un petit village de pécheurs appelés Ngoma qui signifie tam tam en swahili, par déformation il écrivit Goma. Ngoma devint un poste belge en face de celui de Rubavu (au Rwanda) habité par les Allemands. Au début, la cohabitation entre ces deux postes n’était pas facile. À un certain moment, les chefs coutumiers du Rwanda, en complicité avec les Allemands attaquent les Belges de Goma. Ces derniers se réfugient à Bukavu et laissent les envahisseurs occuper la ville. Après des négociations, les Allemands replient vers le Rwanda et les Belges reprennent leur position initiale comme poste colonial. L’afflux des colonisateurs dans ce village joue un rôle important dans son évolution pour devenir une grande agglomération. Les colonisateurs venaient d’installer le chef lieu du district Belge à Rutshuru où vivait l’administrateur colonial. Le chef lieu passera de Rutshuru à Goma.

À ce moment-là, Goma reste un poste de transaction lacustre avec Bukavu qui était une ville minière. Plus tard, Rutshuru, Masisi, Kalehe, Gisenyi, etc. déverseront leurs populations dans Goma, à la rechercher d'un emploi auprès des colonisateurs. C’est en cette période que vit le jour le quartier Birere (un bidonville de Goma) autour des entrepôts, bureaux et habitations des colons. Le nom Birere (littéralement feuilles de bananier) vient du fait qu’à l’époque, les gens y construisaient en feuilles de bananiers.

2. Subdivisions

La ville est subdivisée en 2 communes urbaines : Goma et Karisimbi, divisées en quartiers administratifs. La commune de Goma compte 319 351 habitants (2016) constitué des sept Quartiers entre autres Les Volcans, Mikeno, Mapendo, Katindo, Himbi, Keshero et Lac Vert. Par contre la commune de Karisimbi, très populaire, compte plus de 622 105 habitants (2016), constituée des 11 quartiers à savoir: Kahembe, Katoyi, Majengo, Mabanga-Nord, Mabanga-Sud, Kasika, Murara, Virunga, Ndosho, Mugunga et Bujovu. En 2016, la ville de Goma compte près d'1 Millions d'habitants (soit 941 456 Gomatraciens).

Cernée par l’époustouflant volcan Nyiragongo ainsi que par le lac Kivu, Goma regorge d’endroits insolites et constitue un véritable antre de détente et de découverte, le bidon ville Birere et deux autres quartiers Majengo et Ndosho sont les endroits les plus chauds de la ville où l'insécurité bat son record jour et nuit.

3. Guerres et Rebellions

La ville fut la base arrière de l'opération Turquoise organisée en 1994 à la fin du génocide des Tutsi au Rwanda. La ville et ses environs abriteront dans des camps environ 650 000 réfugiés hutus, de 1994 jusqu'à la chute du Zaïre, dont certains supposés anciens génocidaires. Selon des ONG, l'AFDL procède à des massacres dans les camps entre 1996 et 1997.

De 1998 à 2002/2003, la ville, sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) pro-rwandais échappe au contrôle du gouvernement congolais.

De nombreux viols, massacres et crimes de guerre y ont été perpétrés entre 1996 et 2006 par les troupes des généraux rebelles de la RCD, essentiellement sous les généraux Nkundabatware et Mutebusi.

En 2002, le Nyiragongo entra en éruption, et une coulée de lave atteignit le centre de la ville. La lave n'a pas atteint le lac Kivu fort heureusement, en effet ce lac est un lac méromictique et un changement brutal de chaleur aurait des conséquences graves : Éruption limnique.

Débordant de populations fuyant les violences, Goma compte en 2012 plus de 400 000 habitants. Ceux qui ne peuvent pas trouver d'abri remplissent les camps de réfugiés, où l'ONU et les ONG se débattent pour leur fournir nourriture, eau et combustible.

4. Culture et Art

Au mois de mars 2013, une course de Tshukudu est organisée par les Volontaires des Nations unies et la MONUSCO et à travers cet événement les jeunes s'épanouissent et acquièrent de nouvelles connaissances. Cette activité n'est plus organisée.

Le deuxième week-end de février est organisé chaque année (hormis l'année 2021), un festival international de musique et de danse : le Festival Amani. Chaque année, ce sont plus de 30 000 festivaliers qui se rendent à Goma pour voir Lokua Kanza, Tiken Jah Fakoly, Nneka, Ismaël Lô, Werrason, etc. Il est organisé par le Foyer culturel de Goma et plus de 650 bénévoles.

L’écrivain poète Guillaume Bukasa, l’artiste musician Innoss'B, le journaliste Magloire Paluku, les humorists Djassa Djassa et Mzee Mbukuli, le chanteur El Weezya Fantastikoh, les chanteuses Voldie Mapenzi et Dety Darba, le Peintre-dessinateur Thierry Croco sont très connus dans l’univers de l’art.

Trois clubs sportifs sont plus connus en ville: l’AS Dauphin Noir, le DC Virunga et l’AS Kabasha font la une dans le football.

5. Education

Goma enregistre plusieurs écoles maternelles, primaires et supérieures. Les plus connues sont : Institut Technique Industriel de Goma “ITIG”, Institut de Goma “InstiGo”, Institut Saint Joseph, l'Institut Mwanga de Goma, le lycée Amani, Complexe Scolaire Teresa Mira, Metanoia, L'Institut Majengo, L'Institut Mikeno, Mama Mulezi, L'Institut Bakanja...

Pour l’enseignement supérieur et universitaire, nous pouvons citer: Institut Supérieur de Commerce “ISC-GOMA”, université libre des Pays des Grands Lacs “ULPGL”, Université de Goma “UNIGOM” ou Institut Superieur d’informatique et de Gestion “ISIG” et Université Catholique La Sapientia.

Par Adjuvant KRIBIOS-KAUTA